Le cyclorama sur l’écosystème du Rhin au musée zoologique de Strasbourg

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Curiosités
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Fermé en 2019 pour rénovation, le musée zoologique de Strasbourg a rouvert ses portes en septembre 2025. La scénographie est repensée entièrement et met en scène les naturalisations d’une toute nouvelle façon. À l’étage, un très grand cyclorama porte sur l’écosystème du Rhin et la biodiversité qu’il abrite, c’est un exemple frappant de cette manière de repenser l’expérience muséographique. Partons à la découverte de cette œuvre réalisée par Valérie Etterlen.

En arrivant dans la salle du Rhin, au dernier étage, on est tout de suite face à une fresque monumentale. Des dessins à l’aquarelle sont projetés sur le mur et sur l’estrade où sont exposés des dizaines d’animaux naturalisés. En tendant l’oreille, on entend les sonorités du monde végétal et animal, la stridulation des grillons, le chant des oiseaux. Cette projection est mouvante, la couleur arrive et repart, puis le paysage dessiné passe de l’aube au jour, puis du crépuscule à la nuit.

Ce cyclorama de dix-sept mètres de long et trois mètres de hauteur représente les six principaux biotopes d’Alsace et chacun représentant les quatre saisons de l’année. Il met en avant dix espèces endémiques d’Alsace grâce à ce dispositif immersif qui associe illustration, projection animée et son.

Le musée zoologique a fait appel à l’illustratrice strasbourgeoise Valérie Etterlen. Elle a été choisie pour son travail d’illustration naturaliste et sa connaissance du vivant. Le projet était de créer une œuvre immersive et sensible, qui doit représenter d’un seul ensemble les six biotopes présents en Alsace ; les prairies sèches, les forêts alluviales à bois dur, les marais et roselières, le Rhin et ses bras, les forêts alluviales à bois tendre et les prairies humides. Valérie Etterlen a réalisé d’importantes recherches et échanges avec des enseignants-chercheurs de l’Université de Strasbourg pour avoir une justesse scientifique dans les espèces végétales représentées.

Pour pouvoir réaliser une animation à partir des dessins au crayon et à l’aquarelle, l’artiste a dû penser ces esquisses en plusieurs parties, par exemple, elle dessinait les pattes et le corps des animaux séparés, tout comme les feuilles et les branchages des arbres. Au total, six vidéoprojecteurs sont nécessaires pour mettre en place cette fresque immersive. Un travail de mapping à également été mis en place pour ne pas projeter d’image sur les animaux naturalisés par souci de conservation. Il aura fallu deux ans de travail pour imaginer et concevoir ce projet.

Le cyclorama du Rhin incarne pleinement la nouvelle orientation du musée zoologique de Strasbourg. Comme le souligne son directeur, Samuel Cordier, le musée n’est plus seulement un lieu d’inventaire du monde vivant, mais un espace de réflexion où l’humain est replacé au cœur du récit. Son rôle, son impact sur les écosystèmes et sa capacité à préserver le vivant deviennent des questions centrales. Cette fresque immersive propose ainsi une nouvelle expérience de visite. Le visiteur est plongé dans un paysage évolutif et sensible et s’attarde davantage devant cette scénographie animée.

En créant un lien émotionnel entre le public et les milieux naturels représentés, le cyclorama joue un rôle clé dans la sensibilisation aux enjeux de biodiversité. L’émerveillement devient un levier pour susciter la curiosité et permet une prise de conscience. Le musée invite le visiteur à reconsidérer sa relation au vivant et à s’interroger sur les moyens de le préserver.

Sources :
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La réouverture du musée zoologique de Strasbourg
– Site Internet de Valérie Etterlen
– Valérie Etterlen
, ateliers ouverts 2026

– 
Le musée zoologique de Strasbourg, chronique d’une métamorphose

– Des cabinets de curiosités aux nouvelles rénovations
– Musée zoologique de Strasbourg une rénovation réussie

– Le musée zoologique de Strasbourg, un retour bestial
– 
Le musée zoologique de Strasbourg reprend vie